BONNES VACANCES !!!
Pour une France moderne: soutien aux cheminots en grève.
Pour une France moderne: soutien aux cheminots en grève
Autour de la grève des cheminots, s'est déplacée l'incessante bataille entre partisans de la France archaïque et partisans de la France moderne.
Les tenants de la France archaïque abreuvent d'insultes les grévistes. Ils ne conçoivent pas les salariés autrement qu'usés jusqu'à l'os. Ils maudissent les services publics parce que les partisans de la France moderne ont créé des services publics véritables, sous tutelle de la puissance publique qu'est l’État pour qu'ils soient indépendants des féodalités financières et qu'ils soient au service de toute la population.
La droite politique organise depuis soixante ans la revanche des féodalités financières. Contre les cheminots grévistes, elle recrute un peu partout dans le monde politique, syndical et médiatique une droite idéologique plus intimidée que convaincue par la puissance financière. Cette droite idéologique a voulu utiliser les candidats au baccalauréat pour faire trembler les Français. Elle a ressuscité les comités d'usagers anti-grèves. Elle a tronqué une déclaration de Thierry Le Paon, le secrétaire confédéral de la CGT, pour essayer de semer le trouble chez les syndiqués qui participent au mouvement ou le soutiennent. Elle est même allée rechercher dans les années du Front populaire une citation tronquée de Maurice Thorez, alors secrétaire général du PCF, pour mieux désavouer les grévistes – manœuvre éventée par Ivan Levaï samedi dernier qui a donné sur France Inter la citation complète.
Depuis une semaine, s'abat sur les cheminots grévistes une avalanche de propagande conçue pour installer la peur des conquêtes sociales chez une majorité de Français. L'effet recherché, c'est la résignation généralisée. La Cour des comptes y ajoute ce matin le poids de ses recommandations visant à réduire encore les effectifs et les salaires des fonctionnaires.
Le Parti communiste français veut une France moderne. Il est donc aux côtés des cheminots et des organisations syndicales engagées dans la grève. Notre Fédération appelle toute la gauche de Meurthe-et-Moselle à faire le choix militant du progrès social en venant soutenir activement le mouvement des cheminots.
Autour de la grève des cheminots, s'est déplacée l'incessante bataille entre partisans de la France archaïque et partisans de la France moderne.
Les tenants de la France archaïque abreuvent d'insultes les grévistes. Ils ne conçoivent pas les salariés autrement qu'usés jusqu'à l'os. Ils maudissent les services publics parce que les partisans de la France moderne ont créé des services publics véritables, sous tutelle de la puissance publique qu'est l’État pour qu'ils soient indépendants des féodalités financières et qu'ils soient au service de toute la population.
La droite politique organise depuis soixante ans la revanche des féodalités financières. Contre les cheminots grévistes, elle recrute un peu partout dans le monde politique, syndical et médiatique une droite idéologique plus intimidée que convaincue par la puissance financière. Cette droite idéologique a voulu utiliser les candidats au baccalauréat pour faire trembler les Français. Elle a ressuscité les comités d'usagers anti-grèves. Elle a tronqué une déclaration de Thierry Le Paon, le secrétaire confédéral de la CGT, pour essayer de semer le trouble chez les syndiqués qui participent au mouvement ou le soutiennent. Elle est même allée rechercher dans les années du Front populaire une citation tronquée de Maurice Thorez, alors secrétaire général du PCF, pour mieux désavouer les grévistes – manœuvre éventée par Ivan Levaï samedi dernier qui a donné sur France Inter la citation complète.
Depuis une semaine, s'abat sur les cheminots grévistes une avalanche de propagande conçue pour installer la peur des conquêtes sociales chez une majorité de Français. L'effet recherché, c'est la résignation généralisée. La Cour des comptes y ajoute ce matin le poids de ses recommandations visant à réduire encore les effectifs et les salaires des fonctionnaires.
Le Parti communiste français veut une France moderne. Il est donc aux côtés des cheminots et des organisations syndicales engagées dans la grève. Notre Fédération appelle toute la gauche de Meurthe-et-Moselle à faire le choix militant du progrès social en venant soutenir activement le mouvement des cheminots.
Julie Meunier
secrétaire départementale
secrétaire départementale
La France prise en otage par les libéraux et leurs marchés financiers
La crise de la dette souveraine alimente bien desdébats. Sous couvert de diminuer celle-ci et les déficits publics, le gouvernement fait subir à nos concitoyens une véritable cure d'austérité afin d'obéir à la troïka (Banque centrale européenne, FMI et Commission européenne). En obtempérant aux injonctions bruxelloises, il se prive des moyens nécessaires à la relance de la croissance et de l'emploi. Il applique une politique injuste qui révolte bon nombre de Français et en pousse certains à se tourner vers l'extrême droite.
Mais qu'en est-il exactement ?
Un audit de la dette publique réalisé par un groupe de travail du Collectif pour un audit citoyen de la dette publiquerévèle que 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs. Baisse des salaires des fonctionnaires, gel des pensions, hausse de la fiscalité des ménages, pacte dit « de responsabilité » qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques ... toutes ces mesures iniques sont justifiées au nom d'un impératif libéral : baisser la dette et le déficit.
Pourtant, l'augmentation de la dette de l'Etat qui représente 79% de la dette publique ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses puisque leur part dans le PIB a chuté de 2 points en trente ans.
Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’État s’est systématiquement privé derecettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.
Si l’État, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, ladette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.
Si l’État, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des empruntsdirectement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.
A noter que la loi de Pompidou/Giscard de 1973 a interdit à l'Etat de se financer auprès de sa banque centrale : la Banque de France. Il fallait enrichir les banquiers.
Quelques chiffres :
29% de la dette de l'État français, soit 589 milliards d'euros en 2012, provient des taux d'intérêts excessifs exigés pendant près de 20 ans par les créanciers. La flambée des taux d'intérêt dans les années 1980 et 1990, provoquée notamment par les politiques du « franc fort » et par la spéculation contre les monnaies européennes en 1992-93, continue de coûter terriblement cher chaque année aux contribuables français, d'autant qu'ils dépassent le taux de croissance
Par ailleurs 24% de cette même dette, soit 488 milliards d'euros en 2012, s'expliquent par la chute des recettes publiques, provoquée par les cadeaux fiscaux (baisses d'impôts, exonérations de cotisations...) qui ont principalement bénéficié aux ménages aisés et aux actionnaires. Au total, en cumulant les effets des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts abusifs, la partie illégitime de la dette publique représente 53% du PIB, soit 59% de l’actuelle dette publique.
Pour mémoire, les cadeaux fiscaux étaient supposés doper la consommation et la croissance. Mais, ces effets escomptés n’ont pas eu lieu parce que ces cadeaux étaient ciblés sur des couches sociales à forte propension à épargner.
Pour mémoire, les cadeaux fiscaux étaient supposés doper la consommation et la croissance. Mais, ces effets escomptés n’ont pas eu lieu parce que ces cadeaux étaient ciblés sur des couches sociales à forte propension à épargner.
L'évasion fiscale (20% de la dette en 2012) et la récession provoquée par la crise financière ont elles aussi contribué fortement à creuser la dette publique. Tout converge : la dette publique a été provoquée par la finance et ne profite qu'à la finance.
Une partie de la dette publique est illégitime, en ce sens qu’elle résulte de décisions prises sans respecter l'intérêt général ou au préjudice de l’intérêt général.
La crise a fait exploser celle-ci (de 64,3 % à 93,5 % du PIB) entre 2007 et 2013.
Une crise qui résulte de 30 ans de dérégulation financière et de démission des régulateurs publics, soucieux avant tout de stimuler l'essor des marchés financiers internationaux. Elle a été provoquée par l'irresponsabilité des banques, qui se sont livrées à une débauche de prise de risques et que les États ont dû sauver en catastrophe d'une faillite certaine en injectant des milliers de milliards de dollars et d'euros afin d'éviter l'effondrement du système financier.
Pour financer sa dette, l’État émet via l’Agence France Trésor (AFT) des titres financiers que des institutions financières achètent et la plupart d’entre elles ont été impliquées dans des scandales financiers.
L'opacité est totale et les trois pays qui comptent les plus gros détenteurs de la dette française seraient le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni.
Les investisseurs étrangers détiennent donc 57,9% de la dette française et l'Etat ne connaît pas ses créanciers. Mais il aurait la possibilité de dresser un état précis de ses créanciers s’il l’exigeait d’Euroclear France ou de SWIFT. Ce serait en outre un moyen puissant de lutter contre diverses formes de fraude et d’évasion fiscales.
La dette accumulée - et la manière dont elle est gérée - constitue aujourd’hui un verrou extrêmement contraignant à toute politique publique alternative, sur deux points essentiels :
• les règles du jeu européennes contraignent à un ajustement budgétaire brutal et aveugle qui ne peut avoir comme résultat que d’entretenir durablement la conjoncture récessive en France et en Europe et de conduire à des coupes irréversibles dans les dépenses publiques.
• l’interdiction d’un « déficit structurel » supérieur à 0,5 point de PIB depuis le Traité budgétaire de 2013 (TSCG) rend impossible toute politique d’investissement public, notamment en matière de transition écologique.
Il faut desserrer ce verrou, en dégonflant la dette accumulée et en changeant les règles de gestion de la dette en visant notamment à se libérer de l’emprise des marchés financiers.
Dans tous les cas de figure, il est légitime que les entreprises privées nationales ou étrangères ainsi que les ménages les plus riches qui détiennent des titres de ces dettes supportent le fardeau de l’annulation ou de la réduction de la dette car ils portent largement la responsabilité de la crise, dont ils ont de surcroît profité. Le fait qu’ils doivent supporter cette charge n’est qu’un juste retour vers davantage de justice sociale.
Daniel
Section de Nancy
Section de Nancy
Une cure d'austérité
Une
cure d'austérité
Malgré
l'échec de la politique d'austérité qui enfonce des pays européens
dans la récession permanente et malgré la débâcle du Parti
socialiste aux élections municipales, ne tirant aucun enseignement
ni de l'un, ni de l'autre, Manuel Valls a l'intention d'infliger aux
Français une nouvelle purge libérale.
Pour
plaire au Medef, aux marchés financiers et à la commission
européens, le premier ministre a annoncé 50 milliards d'économie :
18 milliards sur le budget de l'Etat, 11 sur les collectivités
territoriales, 11 sur les prestations sociales et 10 sur l'assurance
maladie. L'objectif étant de faire passer le déficit public sous la
barre strictement comptable des 3% du PIB en 2015.
Les
5,2 millions d'agents de la fonction publique continueront à voir
leurs salaires gelés jusqu'en 2017, les collectivités locales
verront leur budget réduit à peau de chagrin, l'assurance maladie
devra une fois de plus réduire ses dépenses sur le dos des assurés
sociaux et les prestations sociales (retraites, famille, logement …)
ne seront pas revalorisées jusqu'en 2015. Seul le RSA (sauf sa
revalorisation exceptionnelle qui n'aura pas lieu) et le minimum
vieillesse seront épargnés.
Un
plan qui ne relancera pas la croissance et l'emploi. Ce ne sont pas
les exemples qui manquent pour le prouver. Et ce n'est pas en
réduisant le pouvoir d'achat des ménages que la demande augmentera
et que les carnets de commandes des entreprises se rempliront.
Un
autre objectif de M Valls est de baisser le « coût du
travail » en éludant bien sûr le surcoût du capital qui
ruine les entreprises et l'économie. Il reprend à son compte la
rengaine du grand patronat et des gouvernements précédents sur la
compétitivité des entreprises. Et si l'économie française
souffre d'un déficit de compétitivité, c'est bien parce que la
répartition de la valeur ajoutée est de plus en plus favorable aux
actionnaires au détriment des salariés et de l'investissement.
Réduction de l'emploi et du pouvoir d'achat, dévalorisation du
travail, précarisation massive du salariat participent au
rétrécissement du marché et profitent au capital en quête d'une
rentabilité plus alléchante dans les activités financières.
L'ambition
du nouveau premier ministre est de réduire le « coût du
travail » de 30 milliards d'euros d'ici 2016. Pour ce faire, il
reprend les vieilles recettes libérales en matière d'exonérations
sociales et fiscales accordées aux entreprises dont les résultats
sont médiocres par rapport à leur coût pour le pays. Cet argent
public servant surtout à augmenter des marges qui profitent à la
rémunération du capital, donc aux actionnaires. Elles sont
également des trappes à bas salaires et incitent les employeurs à
payer les salariés au Smic.
L'allègement
prévu revêt une ampleur inédite. Les cotisations patronales seront
entièrement supprimées au 1er janvier 2015 au niveau du Smic, les
cotisation familles seront abaissées de 1,8 points au 1er janvier
2016 et pour les travailleurs indépendants, M Valls prévoit une
baisse de 3 points de ces cotisations dès 2015.
En
outre, l'impôt assis sur les résultats des sociétés devrait
baisser d'ici 2020, avec un première étape en 2017.
La
contribution sociale des entreprises ayant une activité dans le
secteur concurrentiel et avec un chiffre d'affaires d'au moins 760
000 euros HT sera supprimée.
Avec
le CICE et maintenant le Pacte de responsabilité, le gouvernement
renonce à une politique industrielle ambitieuse pour lui préférer
une stratégie libérale : augmenter le profit des entreprises en
arrosant large, baisser leurs contraintes en espérant qu’elles
voudront bien un jour relancer l’emploi, la production et
l’investissement en France. Tous ces milliards de cadeaux alors
qu'aujourd'hui, le gouvernement refuse de nationaliser Alsthom pour
empêcher la braderie d'un des fleurons de l'industrie française.
M
Valls annonce un « pacte de solidarité » qui exonérera
les salariés payés au Smic de cotisations pour la Sécurité
sociale. Cette mesure concernera, mais de façon dégressive, les
salariés payés jusqu'à 1,5 fois le Smic. Elle coûtera cher à la
Sécu et le capital sera toujours épargné
Les
arguments en faveur de la baisse des cotisations sociales comme moyen
de lever les freins à l'embauche, de créer ou sauvegarder des
emplois sont essentiellement théoriques. Il
n'y a guère d'arguments empiriques pour considérer la baisse du
coût du travail comme un instrument pertinent de politique de
l'emploi. Les évaluations de vingt ans d'exonérations de
cotisations sociales employeurs sur les bas et moyens salaires
tendent à démontrer que leurs effets sur l'emploi sont de portée
limitée au regard de l'ampleur des montants engagés.
L'idée
que les cotisations sociales employeurs n'ont pas de raison d'être
n'a pas de bases économiques solides. Les cotisations familiales
sont un instrument de politique familiale, et il n'y a pas de raison
d'éliminer toute contribution des employeurs à la reproduction
sociale des travailleurs, car cela fragilise le financement de la
branche famille. La baisse du coût du travail, et a
fortiori celle
des cotisations sociales employeurs famille, ne peuvent tenir lieu ni
de politique de l'emploi, ni de politique industrielle.
Le
grand patronat est donc satisfait et le Medef jubile. Son chef Gattaz
demande d'aller vite et d'inscrire le Pacte dans la loi avant l'été,
les chefs d'entreprises seraient nerveux – selon lui. Il se réjouit
de la baisse du « coût du travail »et de la fiscalité
qui ne profite qu'aux grands patrons et aux actionnaires gloutons. Il
applaudit des deux mains la baisse des dépenses publiques, des
budgets de solidarité et des services publics dont les entreprises
bénéficient aussi. Sachant que le premier ministre l'écoute, il en
veut toujours plus. Sa prochaine exigence : supprimer le droit
du travail qui entraverait l'économie. Et le Smic ...
Il
faut absolument changer de cap et il existe des alternatives.
Notamment
augmenter les salaires et pensions pour tirer l'économie vers le
haut. Il faut une remise à plat des aides publiques accordées aux
entreprises afin qu'elles soient évaluées en fonction de leur
efficacité économique et sociale. Il faut que les salariés avec
leurs élus participent à la vie de l'entreprise et aient leur mot à
dire. Il faut également impulser un sursaut industriel en
élargissant notamment les capacités d'action de la Banque publique
d'investissement et préparer la transition écologique qui créera
des centaines de milliers d'emplois. Pour ce faire, il faut rompre
avec le libéralisme, en finir avec la politique d'austérité et
utiliser l'argent public à bon escient. C'est à dire au service de
l'intérêt général et non d'une minorité qui exploite les
richesses créées par le monde du travail.
Cela
passe par la mobilisation du peuple et l'amplification des luttes.
Daniel
Section
de Nancy
Augmenter les salaires pour sortir du chômage
Augmenter les salaires pour sortir du chômage
Décidément, le remède est pire que le mal, et la potion que nous infligent patronat et gouvernement depuis quelques décennies ne fait qu'aggraver la santé du malade. Malgré cela, ces médecins persistent à l'empoisonner par un médicament inefficace.
Sarkozy qui s'était engagé à ramener le chômage à 5% l'a fait augmenter de 33%. Hollande,plus modeste, a promis d'inverser sa courbe en faisant un nouveau cadeau de 20 milliards d'euros au Medef grâce au CICE. Le résultat parle de lui même, le nombre de chômeurs a augmenté de 6% en 2013 et le nombre d'inscrits à pôle emploi s'établit à 4 898 100 en métropole et à 5 194 100 avec les DOM.
Le nombre de demandeurs d'emploi en catégories B et C (temps partiels, emplois précaires)s'établit à 1 594 900 en France métropolitaine. Et toutes catégories confondues, le chômage des jeunes a augmenté de 0,2% en décembre. Le nombre de demandeurs d'emploi et de salariés précaires approche donc les 5,3 millions et on comprend que la cote du président et de son gouvernement atteignent des niveaux d’impopularités inégalées.
De par cet échec annoncé par des économistes de plus en plus nombreux, le PCF et autres progressistes, on aurait pu penser que l'exécutif aurait tiré un enseignement de ce pactole d'inefficacité. Hé bien non ! Il en remet une louche avec le « pacte de responsabilité » qui propose de réduire encore et toujours les « charges » des entreprises à raison de 30 milliards d'euros. Toujours dans la doxa libérale sur le « coût du travail ». Un cadeau supplémentaire sans contrepartie. D'ailleurs, le président du Medef, plus soucieux d'enrichir ses actionnaires que de créer des emplois, s'est empressé de déclarer qu'il ne se sentait aucune obligation de résultat .... Pire, il réclame une nouvelle réduction des « charges » de 100 milliards sur cinq ans pour être sûr de ne pas avoir à rendre de compte sur les 50 milliards déjà accordés.
Le Medef répète à l'envi que rémunérer le travail pénaliserait la compétitivité des entreprises, que notre modèle social est un handicap dans la guerre économique. Il nous assène cettepseudo "vérité" alors que les indicateurs économiques montrent que nos entreprises souffrent d'un manque d'investissement, d'une trop forte rémunération des actionnaires et d'une consommation en déclin faute d'emplois et de salaires corrects. A savoir que la part des salaires dans les richesses produites en France a reculé de 8 points depuis les années 1980 et que la rente indue (ou surcoût du capital) est estimée à environ 100 milliards d'euros annuels.
Quelques clichés simplistes : Les Français travailleraient moins ? Faux ! La France est un des pays d'Europe où l'on travaille le plus et où la productivité est la plus élevée. La flexibilité du marché du travail ? Cela fait trente ans qu'elle est à l'oeuvre avec une précarisation exponentielle du salariat et le nombre de salariés précaires a été multiplié par sept en dix ans. Les marges des entreprises seraient au plus bas, se plaint le Medef. Faux ! Le taux de marge des dix premières entreprises françaises est supérieur de 3 points au taux allemand.
De toute façon, même si les bénéfices diminuent, les entreprises arrivent tout de même à augmenter les dividendes de leurs actionnaires, Et ce ne sont pas les exemples qui manquent, notamment celles du CAC40 qui ont distribué 43 milliards d'euros de dividendes en 2013. Et 2014 sera un meilleur crû, parait-il…
Les cotisations patronales représentent 25% du « coût » salarial et le montant des cotisations familles 5%. Le « pacte de responsabilité » va donc alléger 5% des 25%, soit une baisse de 1,2%. Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d'Alternatives Economiques dit : « Soyons fous : donnons au Medef ce qu'il demande, 100 milliards d'euros d'allègements de cotisations. On réduirait cette fois le coût de production des entreprises de 14% de 25% du total, soit une baisse de 3,5%. Une misère par rapport aux variations des prix de l'énergie ou du taux de change de l'euro. Qui peut croire que cela va permettre aux chefs d'entreprise de faire un bond de compétitivité ou de reconductions des marges ? »
Ce n'est donc pas de ce coté que se trouvent les ressorts de la création d'emplois. Bien au contraire. D'ailleurs, n'est ce pas le président de la CGPME qui affirme que les allègements n'ont pas de réels impacts sur la bonne marche des entreprises ? Ce qu'il faut, c'est que les carnets de commandes soient remplis. Banco ! Donc ce n'est pas l'offre qu'il faut augmenter mais la demande. Et pour ce faire, il faut augmenter les salaires et de fait le pouvoir d'achat.
La seule progression spectaculaire qui explique la dégradation de la compétitivité des entreprises, est la rémunération des actionnaires et des intérêts bancaires. Elle est passée de 6,9 milliards d'euros en 1978 à 247,6 milliards d'euros en 2008. Elle a été multipliée par 36 en trente ans alors que les salaires étaient multipliés par 4,5. Voilà ce qui handicape les entreprises et non les « charges salariales » qui ne sont autres que la rémunération du travail et des prestations sociales, qui elles-mêmes sont autant de moyens de consommation des produits et services proposés par les entreprises.
Contrairement aux discours inlassablement ressassés, la baisse du chômage passe par unemeilleure rémunération du travail, une réponse aux besoins des salariés et de leur famille.C'est pourquoi il faut revaloriser de façon significative les salaires, les minima sociaux, les traitements et pensions.
C'est le sens de ces propositions : un Smic à 1700 euros brut qui tirerait les autres salaires vers le haut; la fin du gel de l'indice des fonctionnaires; la résorption des inégalités hommes/femmes, qui en outre rapporterait 5 milliards d'euros aux régimes des retraites dès 2015 et 10 milliards en 2020; l'ouverture de négociations salariales dans les branches d'activité et les entreprises.
Voilà qui permettrait de sortir de la crise du libéralisme en faillite. Voilà qui redonnerait espoir au peuple et enverrait dans les cordes l'extrême droite, FN et compagnie qui se repaissent dela misère sociale et profitent du désarroi des couches populaires malmenées par la concurrence etcette société inégalitaire.
C'est possible ! Et comme le dit Paul Krugman, prix Nobel d'économie : « Les solutions sont à portée de main ».
Décidément, le remède est pire que le mal, et la potion que nous infligent patronat et gouvernement depuis quelques décennies ne fait qu'aggraver la santé du malade. Malgré cela, ces médecins persistent à l'empoisonner par un médicament inefficace.
Sarkozy qui s'était engagé à ramener le chômage à 5% l'a fait augmenter de 33%. Hollande,plus modeste, a promis d'inverser sa courbe en faisant un nouveau cadeau de 20 milliards d'euros au Medef grâce au CICE. Le résultat parle de lui même, le nombre de chômeurs a augmenté de 6% en 2013 et le nombre d'inscrits à pôle emploi s'établit à 4 898 100 en métropole et à 5 194 100 avec les DOM.
Le nombre de demandeurs d'emploi en catégories B et C (temps partiels, emplois précaires)s'établit à 1 594 900 en France métropolitaine. Et toutes catégories confondues, le chômage des jeunes a augmenté de 0,2% en décembre. Le nombre de demandeurs d'emploi et de salariés précaires approche donc les 5,3 millions et on comprend que la cote du président et de son gouvernement atteignent des niveaux d’impopularités inégalées.
De par cet échec annoncé par des économistes de plus en plus nombreux, le PCF et autres progressistes, on aurait pu penser que l'exécutif aurait tiré un enseignement de ce pactole d'inefficacité. Hé bien non ! Il en remet une louche avec le « pacte de responsabilité » qui propose de réduire encore et toujours les « charges » des entreprises à raison de 30 milliards d'euros. Toujours dans la doxa libérale sur le « coût du travail ». Un cadeau supplémentaire sans contrepartie. D'ailleurs, le président du Medef, plus soucieux d'enrichir ses actionnaires que de créer des emplois, s'est empressé de déclarer qu'il ne se sentait aucune obligation de résultat .... Pire, il réclame une nouvelle réduction des « charges » de 100 milliards sur cinq ans pour être sûr de ne pas avoir à rendre de compte sur les 50 milliards déjà accordés.
Le Medef répète à l'envi que rémunérer le travail pénaliserait la compétitivité des entreprises, que notre modèle social est un handicap dans la guerre économique. Il nous assène cettepseudo "vérité" alors que les indicateurs économiques montrent que nos entreprises souffrent d'un manque d'investissement, d'une trop forte rémunération des actionnaires et d'une consommation en déclin faute d'emplois et de salaires corrects. A savoir que la part des salaires dans les richesses produites en France a reculé de 8 points depuis les années 1980 et que la rente indue (ou surcoût du capital) est estimée à environ 100 milliards d'euros annuels.
Quelques clichés simplistes : Les Français travailleraient moins ? Faux ! La France est un des pays d'Europe où l'on travaille le plus et où la productivité est la plus élevée. La flexibilité du marché du travail ? Cela fait trente ans qu'elle est à l'oeuvre avec une précarisation exponentielle du salariat et le nombre de salariés précaires a été multiplié par sept en dix ans. Les marges des entreprises seraient au plus bas, se plaint le Medef. Faux ! Le taux de marge des dix premières entreprises françaises est supérieur de 3 points au taux allemand.
De toute façon, même si les bénéfices diminuent, les entreprises arrivent tout de même à augmenter les dividendes de leurs actionnaires, Et ce ne sont pas les exemples qui manquent, notamment celles du CAC40 qui ont distribué 43 milliards d'euros de dividendes en 2013. Et 2014 sera un meilleur crû, parait-il…
Les cotisations patronales représentent 25% du « coût » salarial et le montant des cotisations familles 5%. Le « pacte de responsabilité » va donc alléger 5% des 25%, soit une baisse de 1,2%. Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d'Alternatives Economiques dit : « Soyons fous : donnons au Medef ce qu'il demande, 100 milliards d'euros d'allègements de cotisations. On réduirait cette fois le coût de production des entreprises de 14% de 25% du total, soit une baisse de 3,5%. Une misère par rapport aux variations des prix de l'énergie ou du taux de change de l'euro. Qui peut croire que cela va permettre aux chefs d'entreprise de faire un bond de compétitivité ou de reconductions des marges ? »
Ce n'est donc pas de ce coté que se trouvent les ressorts de la création d'emplois. Bien au contraire. D'ailleurs, n'est ce pas le président de la CGPME qui affirme que les allègements n'ont pas de réels impacts sur la bonne marche des entreprises ? Ce qu'il faut, c'est que les carnets de commandes soient remplis. Banco ! Donc ce n'est pas l'offre qu'il faut augmenter mais la demande. Et pour ce faire, il faut augmenter les salaires et de fait le pouvoir d'achat.
La seule progression spectaculaire qui explique la dégradation de la compétitivité des entreprises, est la rémunération des actionnaires et des intérêts bancaires. Elle est passée de 6,9 milliards d'euros en 1978 à 247,6 milliards d'euros en 2008. Elle a été multipliée par 36 en trente ans alors que les salaires étaient multipliés par 4,5. Voilà ce qui handicape les entreprises et non les « charges salariales » qui ne sont autres que la rémunération du travail et des prestations sociales, qui elles-mêmes sont autant de moyens de consommation des produits et services proposés par les entreprises.
Contrairement aux discours inlassablement ressassés, la baisse du chômage passe par unemeilleure rémunération du travail, une réponse aux besoins des salariés et de leur famille.C'est pourquoi il faut revaloriser de façon significative les salaires, les minima sociaux, les traitements et pensions.
C'est le sens de ces propositions : un Smic à 1700 euros brut qui tirerait les autres salaires vers le haut; la fin du gel de l'indice des fonctionnaires; la résorption des inégalités hommes/femmes, qui en outre rapporterait 5 milliards d'euros aux régimes des retraites dès 2015 et 10 milliards en 2020; l'ouverture de négociations salariales dans les branches d'activité et les entreprises.
Voilà qui permettrait de sortir de la crise du libéralisme en faillite. Voilà qui redonnerait espoir au peuple et enverrait dans les cordes l'extrême droite, FN et compagnie qui se repaissent dela misère sociale et profitent du désarroi des couches populaires malmenées par la concurrence etcette société inégalitaire.
C'est possible ! Et comme le dit Paul Krugman, prix Nobel d'économie : « Les solutions sont à portée de main ».
Daniel
Section de Nancy
Conférence Jeudi 13 Février sur l'Histoire de la CGT
Jean-Claude Magrinelli donne une conférence inédite sur l'histoire
de la CGT entre la veille du Front populaire et le déclenchement de la
Guerre froide jeudi 13 février à 14h à Nancy (voir pièce jointe).
Une histoire pas si éloignée de notre présent.
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